
Alors que l’OTAN semblait avoir été « réveillée par le pire des électrochocs » après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, des menaces contre le Groenland en janvier 2026 ont ravivé les doutes sur la solidité de l’Alliance. En mars 2026, l’interception par les Alliés de quatre missiles balistiques au-dessus du territoire turc a rappelé le rôle central de l’OTAN tout en révélant les ambiguïtés de la relation transatlantique, au sein de laquelle les États-Unis demeurent le principal garant de la sécurité européenne tout en poursuivant des priorités stratégiques susceptibles d’exposer leurs Alliés.
Ces évolutions renforcent la perspective d’une « OTAN 3.0 », marquée par un engagement américain plus conditionnel et par la nécessité d’un pilier européen renforcé, alors que la guerre en Ukraine se prolonge et que le risque d’une agression contre un État membre se précise à un horizon de deux à trois ans. Au-delà du niveau des dépenses de défense, la crédibilité de ce rééquilibrage dépendra de plusieurs inflexions décisives permettant aux Européens d’assumer une part accrue de la défense du continent, tout en transformant durablement l’Alliance sans la rompre.
(Disponible uniquement en anglais)
La présente e-Note est extraite de l’article : HOORICKX E., « OTAN 3.0 : quels choix pour l’Europe face au nouveau paradigme ? », Diplomatie, n° 138 (mars-avril 2026) : 53-56.
Lignes de recherche : Europe ; Architecture de sécurité et de défense ; Relations transatlantiques
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