
HET SLAGVELD VAN EUROPA BINNEN DE NAVO: het bondgenootschap versus de Belgische veiligheidscultuur
Kenneth LASOEN
Le présent article donne un aperçu des investissements dont a bénéficié la Défense pendant la guerre froide sur la base des débats menés au sein du Conseil des ministres concernant les obligations de la Belgique envers l’Alliance atlantique. Cet aperçu montre que les gouvernements belges ont d’abord considéré avec sérieux les engagements pris envers l’OTAN et ont complètement abandonné la politique de neutralité d’avant-guerre, sous l’influence de l’expérience vécue pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous l’impulsion notamment de Paul-Henri Spaak, mais aussi sous l’effet d’une certaine pression anglo-américaine et de la perception d’une menace soviétique, des investissements massifs ont été consentis dans la Défense. Ce n’est qu’après la détente et en raison de difficultés économiques que les dépenses au profit de la Défense ont progressivement diminué : le désinvestissement avait ainsi déjà commencé avant la chute de l’Union soviétique. Le présent article tente d’expliquer l’attitude de la classe politique belge à l’égard de la défense et de la sécurité à la lumière de l’influence de la culture de sécurité belge sur la littéracie stratégique.
Revue militaire belge, article du 3 avril 2026
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