
L’État islamique (EI) et Al‑Qaïda, bien que militairement affaiblis au Levant et en Afrique du Nord, connaissent une expansion rapide au Sahel et en Afrique subsaharienne. Historiquement responsables d’attentats majeurs, comme les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ou les attaques de 2016 en Belgique, ces organisations demeurent une menace stratégique à long terme pour l’Europe. En 2025, Al‑Qaïda apparaît s’être restructuré, notamment via le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) au Sahel et Al‑Shabab en Somalie, tandis que l’EI poursuit son enracinement au Sahel, dans la région du lac Tchad, en Somalie, en République démocratique du Congo (RDC) et au Mozambique. Leur progression s’inscrit dans des contextes marqués par l’effondrement des services publics, les tensions intercommunautaires, la porosité des frontières et la collusion avec des réseaux criminels. Cette étude analyse l’évolution des principaux groupes de djihadistes violents implantés au Sahel et en Afrique subsaharienne et dessine des perspectives sur la manière d’aborder ces défis émergeant sur le flanc sud de l’Europe.
Télécharger le Focus Paper 61Ligne de recherche : Sahel et Afrique subsaharienne
Source image : Montage IRSD

Focus Paper 61
Le djihadisme violent
en Afrique subsaharienne
La progression
d’une menace sans frontières