
LA DÉFENSE BELGE S’INVITE AU BAL DES POURCENTS
Wally STRUYS
1,5 %, 2 %, 3 %, 5 % : ces pourcentages, connus depuis les sommets de l’OTAN de Newport et de La Haye, inquiètent les décideurs politiques, les militaires et même les économistes spécialisés en défense. Ils sont utilisés – et détournés – pour justifier une augmentation des dépenses de Défense ou, au contraire, pour mettre la sécurité du pays en concurrence avec d’autres dépenses publiques.
Ils donnent également lieu à des expressions à la mode telles que free riding, Defence washing, NIMBY (not in my backyard, pas dans mon jardin) et PIMBY (please in my backyard, avec plaisir dans mon jardin) – parfaites pour faire bonne impression lors de réceptions.
Les pourcentages en eux-mêmes ne constituent toutefois pas encore une Défense. Mais si nous les ignorons, cela pourrait être interprété comme un manque de solidarité et de partage des risques. La Belgique court donc le risque de donner l’impression d’écouter la musique, mais non pas d’entrer dans la danse.
Revue militaire belge, article du 29 octobre 2026
Télécharger l’article