Le dernier cycle électoral dans la région des Grands Lacs – et en particulier au Burundi, en République démocratique du Congo et au Rwanda – a ranimé au cours de la période 2015-2018 les tensions entre ces pays et leur ancienne puissance coloniale, la Belgique, mais aussi avec l’Union européenne dans son ensemble. Le troisième mandat controversé du président burundais Pierre Nkurunziza, le report répété des élections nationales en RDC et, enfin, les changements constitutionnels qui ont ouvert la voie à la réélection du président rwandais Paul Kagame en août 2017 ont tous été accueillis avec scepticisme et, parfois, par des critiques explicites en Europe, y compris en Belgique. En octobre 2015, l’accréditation de l’ambassadeur belge à Bujumbura a été suspendue, rompant ainsi de facto les liens diplomatiques entre les deux pays pendant un an. Deux ans plus tard, c’était au tour de l’ambassadeur belge en RDC d’être rappelé. Alors que le Burundi et la RDC s’enfonçaient progressivement dans des cycles de protestations et de violences, l’Union européenne, qui n’avait d’abord exprimé que des inquiétudes prudentes quant au recul démocratique dans la région, a finalement adopté des sanctions contre les personnes jugées responsables d’actes de violence et de violations des droits de l’homme.

Pourtant, à mesure que ces pays sortaient de leurs impasses politiques, les relations entre l’Europe et les pays d’Afrique centrale se normalisaient progressivement. En 2020, la RDC et le Burundi ont tous deux connu un remaniement de leur gouvernement respectif. Dans ce contexte, quels sont les enjeux des relations entre l’Union européenne et l’Afrique centrale ? Comment la Belgique et l’Union européenne peuvent-elles s’engager significativement dans la promotion de la stabilisation et de la paix dans la région? Quelles sont les perspectives de coopération régionale, en particulier en ce qui concerne les défis sécuritaires transfrontaliers dans l’est de la RDC ?

Afin d’évaluer les nouvelles dynamiques politiques et sécuritaires dans la région et leurs implications pour l’Europe, nous aurons le plaisir d’accueillir M. l’ambassadeur Bernard Quintin, directeur adjoint du département Afrique du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), et M. Josaphat Musamba, chercheur au sein du Groupe d’études sur les conflits et la sécurité humaine (ISP Bukavu) et doctorant à l’Université de Gand.

Conférence du soir en ligne

Union européenne et Afrique centrale :
on reprend à zéro ?

M. l’Ambassadeur Bernard QUINTIN
M. Josaphat MUSAMBA

Modératrice : Myrto HATZIGEORGOPOULOS

Langue : français

20 mai 2021, 17 h 00 – 18 h 30
> A partir de 16 h 00 : Accueil –
connexion à la conférence en ligne
> 17 h 00 : Conférence, questions et réponses

Vidéos de la conférence :
M. l’Ambassadeur Bernard QUINTIN
M. Josaphat MUSAMBA