
À la suite des coups d’État militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger, ainsi que de la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’Union européenne (UE) a assisté à l’effondrement de plusieurs initiatives phares en matière de sécurité au Sahel, notamment ses missions relevant de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et le cadre du G5 Sahel soutenu par l’UE. Ce retrait a coïncidé avec l’influence croissante d’acteurs extérieurs tels que la Russie, la Chine et la Turquie, ainsi qu’avec l’expansion des groupes djihadistes violents et des groupes insurgés dans toute la région. Axé sur les dimensions sécuritaires et militaires de l’engagement de l’UE, ce Focus Paper passe en revue les initiatives passées de l’UE au Sahel et évalue les options actuelles pour un engagement renouvelé. Il soutient que, à moins que les États membres de l’UE n’élaborent une vision stratégique commune pour l’Afrique de l’Ouest, l’Union risque de perdre davantage d’influence, de voir sa pertinence en tant que partenaire des États africains diminuer et de voir émerger un angle mort géopolitique persistant sur son flanc sud.
Les auteurs proposent un examen critique de la Stratégie intégrée de la Belgique pour la région du Sahel dans le Focus Paper 62.
(Disponible uniquement en anglais)
Lignes de recherche : Sahel et Afrique subsaharienne ; Europe ; Architecture de sécurité et de défense
Source image : © Belgian Defence (Operation New Nero)

Focus Paper 66
The EU’s Security and Defence Engagement in West Africa: Way Ahead for a Strategic Reset