
LUTTE CONTRE L’INFLUENCE JIHADISTE DANS LE NORD DU BÉNIN : Comment la Défence belge appuie ce combat, en manœuvrant dans le champ informationnel, aux côtés des chasseurs, soldats et rois locaux
Philip SCHROOTEN
Au Bénin, l’attaque d’un poste frontière et les menaces adressées à un imam par des milices djihadistes mettent sous pression la communauté dans son ensemble pour qu’elle leur apporte son soutien. L’armée béninoise intervient mais se heurte à une certaine réticence locale. Au cours des dernières années, les habitants ont développé une peur viscérale des militaires. Afin de maintenir le soutien de la population locale, tout en réduisant l’influence des groupes djihadistes, l’armée béninoise a mis en place une unité spéciale baptisée « action civilo-militaire ». Cette unité ne se concentre pas sur le combat physique mais sur des actions dans le domaine cognitif : réduire l’attrait, la motivation et la capacité de recrutement des groupes djihadistes, tout en renforçant le soutien de la population à l’État béninois. Depuis 2025, cette unité bénéficie du soutien de la Défense belge par le biais d’experts en matière d’influence, de changement de comportement et de coopération civilo-militaire, et ceci dans le cadre de l’opération Aganman. Dans cet article, le commandant Philip SCHROOTEN présente un aperçu pertinent de cette approche conjointe, qui permet à des militaires belges, en collaboration avec leurs partenaires béninois, de contribuer à réduire l’influence des groupes djihadistes dans la région.
Revue militaire belge, article du 9 octobre 2026
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