
Cette e-Note analyse le recrutement par la Russie de ressortissants africains pour la guerre en Ukraine, en mettant l’accent sur la façon dont les frontières entre migration de main-d’œuvre, traite des êtres humains et enrôlement militaire sont devenues de plus en plus floues. Confrontée à des pénuries de personnel croissantes et à une demande en hausse dans son secteur de la défense, la Russie a étendu son recrutement au-delà de ses frontières, puisant dans un vivier diversifié de ressortissants étrangers, dont un nombre croissant provient de pays africains.
Le recrutement s’effectue souvent par la tromperie et la contrainte. De nombreuses personnes sont d’abord attirées par des offres d’emploi civil ou des opportunités de formation ou d’immigration, avant d’être réorientées vers le service militaire ou des activités liées à la défense dans des conditions restrictives. Les incitations financières, les menaces et les contraintes juridiques limitent la possibilité de refuser ou de se retirer, ce qui soulève des inquiétudes quant à des pratiques s’apparentant à la traite des êtres humains.
Un réseau décentralisé d’intermédiaires s’accompagne d’incitations juridiques et financières, fournies par l’État russe, qui facilitent l’enrôlement. Les gouvernements africains ont réagi par des enquêtes et des mises en garde publiques, mais leurs actions restent inégales en raison de sensibilités diplomatiques et de difficultés d’application de la loi.
Cette e-Note replace ces dynamiques dans le contexte d’une évolution plus large de la manière dont la guerre mobilise la main-d’œuvre transnationale et exploite les canaux de recrutement numériques.
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Lignes de recherche : Eurasie ; Sahel et Afrique subsaharienne
Source image: Créé par l’IA

e-Note 100
Russia’s Recruitment of African Nationals in the War in Ukraine: Blurred Boundaries Between Migration, Trafficking and Military Recruitment